_______________________________________________________________________Welcome on Erased Lewisll________________________________________________________________________________________________________________

______________________________________________________________________→_Welcome on Erased Lewisll________________________________________________________________________________________________________________
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-_-_____A la fois connue et______-_-
-_ll____méconnue aux yeux du____l_-
-____monde entier, Lewis va faire____-
-_..._____la plus étrange et______._-
-_...._merveilleuse expérience qu'_-.._-
-_-.___il puisse être : vivre parmi___._-
-_..______les hommes ..._______.._-
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-_.________Kristen Bell________-_-
-_________Jensen Ackles_______-_-
-___________.DMX__________.._-
-________.Short Columbus______-_-
-________-Meagan Good_______._-
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-________-l[ Générique ]_________-
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-___________-Cécyle & Charlie____-
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# Posted on Thursday, 28 August 2008 at 6:35 PM

Edited on Wednesday, 17 September 2008 at 11:09 AM

_______________________________________________________________________Pilotlllll______________________________________________________________________________________________________________________________

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_____Fixant d'un ½il morne le mur qui lui faisait face, la jeune femme exhala un long soupir. Dans quelques minutes, les hauts parleurs grésilleraient quelques secondes avant qu'une voix neutre annonce que le déjeuné était servi. Cela faisait deux ans qu'elle était ici. Elle avait ouvert les yeux dans un laboratoire, âgée de vingt trois ans. Aujourd'hui, elle en avait vingt cinq et n'en savait guère plus sur sa vie. Elle n'avait pas de souvenirs à part ceux des deux dernières années écoulées ici, dans ce centre dont on ne sortait jamais. Pas de passé à proprement parler, ainsi qu'un futur incertain. Chaque semaine, de nouveaux pensionnaires arrivaient ; jeune, âgés, beaux, laids, tous si différents mais si semblables à la fois. Ils se réveillaient un jour, au stade adulte de leur vie, et entraient dans la danse de la vie, la mémoire vierge de tout passé.
_____Aux crépitements des hauts parleurs, la jeune femme se leva. Le déjeuné était prêt. Ici les règles étaient simples : les individus de sexe opposés étaient interdits de tout contact corporel. Une trop grande proximité était également sanctionnée. Mais, mis à part ces interdictions, les pensionnaires du centre menaient une vie paisible, à l'abri des misères de la réalité. Quittant la pièce qui lui servait de chambre, elle se dirigea vers l'immense salle commune. Elle n'avait pas d'amis, ici. Ils ne l'intéressaient pas, trop conformistes. Se glissant dans la file indienne qui s'était établie, elle attendit patiemment son tour. Toujours les mêmes repas, aussi infectes les uns que les autres. La jeune femme n'avait qu'une notion approximative du terme prison, mais définissait ce lieu comme sa prison. Elle ne rêvait que d'une chose : sortir. Et cela depuis deux longues années. Malheureusement, elle ne savait comment faire. Son regard fut soudainement attiré par un nouvel arrivant.
_____Une silhouette svelte, cheveux châtain clair en bataille, une carrure d'athlète. Elle voyait déjà les autres femmes chavirer devant ce magnifique spécimen. Certes, il ne la laissait pas indifférente, mais il devait être aussi ennuyeux que les autres pensionnaires. C'était enfin son tour de passage lorsqu'un des gardiens fit passer le nouvel arrivant avant elle.


___Gardien : " Vous nous excusez, bien sûr ? "
___Jeune femme : " Mais je vous en prie ", lâcha-t-elle, hypocrite.


_____Le jeune homme esquissa un sourire. Cette femme devait avoir un sacré caractère ! Jetant un rapide coup d'½il à son poignet, il l'identifia : N°52-375. Lui-même était le N°73-896. Il ne savait pas ce que signifiait ces chiffres, mais s'en contrefichait. Prenant le plateau que le garde lui tendait, il le suivit, tout en écoutant ces explications peu passionnantes. Il revit plusieurs fois la jeune femme du déjeuné, sans pour autant lui adresser la parole. Il attendait le bon moment.
_____Se dirigeant vers la salle de sport, elle se tâtait. Qu'allait-elle faire aujourd'hui ? Boxe, gymnastique, aquagym ? Peu lui importait, du moment qu'elle pouvait évacuer toute l'énergie qui l'habitait. Pénétrant dans la salle de gymnastique, un seul coup d'½il lui suffit pour tourner les talons. Elle détestait la foule, et la salle en était bondée. Peut-être aurait-elle plus de chance avec la salle de boxe ? Une baie vitrée s'ouvrit automatiquement, laissant place à une pièce déserte. Parfait ! Passant un short et un court T-shirt, elle enfila rapidement ses gants et commença son entraînement. Frappant plus fort à chaque coup, de fines gouttelettes de sueur perlaient à son front. Sans qu'elle s'en rende compte, l'homme du déjeuné avait pénétré dans la salle et l'observait, fasciné. Ses cheveux attachés en une haute queue de cheval lui conféraient un air sérieuse. Il lui soupçonnait pourtant une nature rieuse. Elle ne le remarqua que lorsqu'à bout de force, elle s'appuya sur ses jambes.


___73-896 : " Tu as de l'énergie à revendre, à ce que je vois. "
___52-375 : " Oui. "


_____Visiblement, elle ne souhaitait pas poursuivre cette conversation. Il sourit devant son audace. Prenant à son tour des gants de boxe, il s'interposa entre elle et ce qui lui servait de punching-ball.


___52-375 : " Mais qu'est ce que tu fais ? "
___73-896 : " Un petit combat ? "
___52-375 : " Tu plaisantes ? " fit-elle, amusée.
___73-896 : " Pas du tout. Alors ? " dit-il, sérieux.
___52-375 : " Je vais t'écrabouiller. "
___73-896 : " Vraiment ? Alors tu n'as rien à craindre. "
___52-375 : " Parfait. Si c'est ce que tu veux, allons-y. "


_____Se mettant en garde, ils démarrèrent le combat. Après quelques coups échangés, il était évident qu'elle dominait son adversaire. Pire même, il n'arrivait pas à lui rendre les coups !


___52-375 : " Alors Cow-boy, déjà K.O ? ", sarcastique.


_____A peine venait-elle de dire ça, qu'il la fit choir d'un habile croche-pied. Basculant, elle se retrouva subitement proche, très proche de cet homme. En effet, elle était tombée directement sur lui. Leurs soufflent se mêlaient tandis que leurs regards s'affrontaient. Ils ne comprenaient pas cette irrésistible attraction qui les poussait l'un vers l'autre. Ils ne savaient pas non plus ce qu'était le désir. Personne ne leur avait jamais dit, personne ne leur avait expliqué. D'ailleurs les contacts corporels entre individus de sexe opposés étaient formellement interdits. Leurs bouches à quelques centimètres l'une de l'autre se rapprochaient lorsque plusieurs gardes firent une entrée fracassante dans la salle.
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# Posted on Sunday, 12 October 2008 at 3:55 PM

Edited on Saturday, 01 November 2008 at 9:01 AM

_______________________________________________________________________Marvellous entry on the subject : Track race.--.__________________________________________________________________________________________________

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___Garde : " Vous deux ! " Hurla l'un des gardes. " Ecartez-vous sur le champ ! "


_____Se séparant à la vitesse éclair, elle jeta un regard froid à celui qui fut son adversaire, avant de quitter la salle de sport. Elle se hâta en direction de sa chambre, et s'adossa à la porte de cette dernière, haletante. Ce qu'elle avait ressenti dans ses bras ... Ce n'était pas naturel, ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait contrôler. Et cela la déstabilisait. Quelle était cette mystérieuse attraction qui la poussait vers lui, 73-896 ? Elle ne le savait pas. Les choses les plus basiques de la vie ne lui ont pas été enseignées. Elle ne savait pas qu'un homme et une femme étaient fais pour s'aimer, elle ne connaissait pas non plus le sens du mot amour. Ce dernier ne faisait d'ailleurs, pas parti de son vocabulaire. S'aspergeant le visage d'eau fraîche, les mouvements désordonnés de son c½ur, retrouvèrent un semblant de calme. Le haut parleur grésilla de nouveau. C'était l'heure des tâches.
_____Sortant calmement de sa chambre, elle se dirigea mécaniquement vers la salle de travail. Tout les « locataires » du centre devaient travailler. Cela faisait parti des règles fondamentales. S'asseyant devant la machine, elle commença son labeur. Tous les jours, elle effectuait la même tâche, inlassablement. Les mêmes gestes répétitifs ... Elle pourrait travailler les yeux fermés. Cependant, un léger picotement sur sa nuque, très désagréable, la fit tourner la tête. Il était là, derrière elle, et l'observait. Haussant un sourcil, qui lui fit esquisser un sourire, elle tourna résolument la tête, et reprit son travail. Ce léger picotement ne la quitta pas durant ses heures de travail. Un léger sourire flottant sur les lèvres, elle se dit que cet homme était un sacré numéro.
_____Au loin, deux gardes surveillaient de près les deux personnages. C'étaient eux, qui, quelques heures auparavant, les avaient séparé. Le patron était formel. Les relations entre individus étaient formellement proscrites. Du coin de l'½il, ils voyaient parfaitement le jeu qui s'établissait entre 73-896 et 52-375, et ce n'était pas pour leur plaire. Il fallait trouver un moyen de les séparer, et rapidement. Autrement, ils perdraient leur travail, et ils ne pouvaient se le permettre. Leurs familles comptaient sur eux. Ce travail était plus que gratifiant. Ils ne pouvaient pas le perdre.


___Garde : " Il va falloir en parler au patron ", fit-il à son collègue.
___Garde : " Oui, on va aller le voir après qu'ils aient fini leur travail. "


_____Lorsque le haut parleur grésilla de nouveau, annonçant la fin du temps de travail, elle se leva et quitta rapidement la salle. Pour la première fois de ce que l'on peut appeler son existence, elle éprouva le besoin de faire un petit plongeon. Il voyait là un moyen de se rapprocher d'elle. Se dirigeant à son tour vers les vestiaires, il fut intercepté par un garde avant d'arriver à destination.


___Garde : " Désolé, mais pas de piscine pour toi aujourd'hui. "
___73-896 : " Pourquoi ? " Interrogea-t-il, surpris.
___Garde : " Tu dois faire une visite médicale, comme tout les nouveaux arrivants. Suis-moi. "


_____Retenant un soupir, il suivit le garde pour son plus grand déplaisir. Jetant un regard en arrière, il la vit effectuer un superbe plongeon avant d'entrer dans l'eau. Un sourire amusé flottant sur ses lèvres, il suivit docilement le garde jusqu'à l'infirmerie.


___Infirmière : " Entre, je t'en prie ", fit-elle, en préparant une seringue.
___73-896 : " Vous allez me prélever du sang ? "
___Infirmière : " Oui. Nous allons nous assurer que tu n'es pas malade. Tu vas devoir rester dans ___Infirmière : cette salle un petit moment. "


_____Acquiesçant, il laissa l'infirmière chercher une de ses veines, et lui prélever du sang. Une fois que cela fut fait, elle sortit une seconde seringue. Lui injectant le liquide transparent, elle l'observa attentivement durant quelques minutes. 73-896 se sentait terriblement mal. Tous ses membres s'engourdissaient au fur et à mesure que les minutes passaient.


___73-896 : " Qu'avez ... qu'avez-vous fait ? " Réussit-il à articuler.
___Infirmière : " Tu vas dormir un petit peu. Ensuite, le patron décidera de ton sort. "
___73-896 : " De ... mon sort ? " Bafouilla-t-il.
___Infirmière : " Ne penses plus à rien ... Dors maintenant. "


_____Quittant l'infirmerie, la jeune femme adressa un hochement de tête aux gardes, pour lui signifier qu'elle avait mené sa mission à bien. Le patient encombrant était inconscient, et attaché dans l'infirmerie. 52-375 barbotait toujours dans la piscine. Cherchant malgré elle du regard le nouvel arrivant, elle ne le vit pas. Il devait sans doute être dans sa chambre, lassé d'être repoussé. Un léger pincement étreignit le c½ur de la jeune femme. Même s'il était irritant, elle devait avouer que cet homme l'amusait beaucoup. Sortant souplement du bassin, elle se sécha rapidement et se hâta vers sa chambre. Enfilant un uniforme propre, 52-375 pénétra dans la salle principale lorsqu'elle vit un inhabituel attroupement de gardes. Fronçant les sourcils, elle s'approcha à pas de loup. Les gardes étaient penchés sur quelque chose, ou plutôt quelqu'un. Ecarquillant les yeux, elle vit l'homme à qui elle pensait encore peu de temps auparavant, inerte sur le lit.


___Garde : " Ecartes-toi. Tu n'as rien à faire ici. "
___52-375 : " C'est un ami ", tenta-t-elle.
___Garde : " Peu importe. Tu t'en vas, et tout de suite ", dit-il catégorique.


_____Serrant les poings de frustration, elle observa du coin de l'½il les gardes qui emmenaient 73-896. Elle allait sûrement le payer très cher, mais elle les fila. S'esquivant aux yeux des gardes et des autres résidents, elle déboucha sur un escalier qui la menait vers les entrailles du bâtiment. L'emprunter sans hésiter, elle descendit la poignée de marches et déambula dans une succession de couloirs lorsqu'un bruit ou plutôt des voix attirèrent son attention. Suivant les échos, elle se tapit dans l'ombre. Devant elle, trois gardes encerclaient 73-896, qui reprenait peu à peu ses esprits.


___73-896 : " Mais qu'est ce que je fais là ? " Demanda-t-il.
___Garde : " Désolé mon vieux, tu n'auras pas vécu longtemps ", fit un des gardes en approchant une ___Garde :seringue de son bras.
___73-896 : " Mais ... Lâchez-moi ! "


_____Le sang de 52-375 ne fit qu'un tour. Se précipitant sur le garde qui allait le tuer, elle l'assomma d'un habile coup de pied. Attrapant la seringue emplie de poison au vol, elle la planta dans la poitrine d'un second garde, et en vida le contenu. Le dernier garde, plus robuste que ses compères, lui envoya un crochet du droit qui la fit tomber au sol. Imitant 73-896 auparavant, elle fit un croche-pied au garde et lui sauta dessus. S'en suivit une distribution de coups en tout genre. Il envoya valser la jeune femme contre le chariot où se trouvait la seringue précédemment. Saisissant à pleines mains une sorte de bac en ferraille, elle l'abattit de toutes ses forces sur la tête du résistant. S'effondrant dans un bruit sourd, elle laissa tomber l'objet, haletante. Ce dernier l'avait malmené. Malgré ses souffrances physiques, elle détacha rapidement son compagnon.


___73-896 : " Merci ", lâcha-t-il dans un souffle.
___52-375 : " On parlera de ça plus tard. Cours ! " Hurla-t-elle en entendant une série de pas retentir.

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# Posted on Saturday, 01 November 2008 at 9:30 AM

Edited on Wednesday, 05 November 2008 at 8:27 AM

_______________________________________________________________________Exit's door--._______-___________________________________________________________________________________________________________________

______________________________________________________________________→_Exit's door--._______-___________________________________________________________________________________________________________________
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_____Courant aussi vite que leurs jambes ne le permettaient, ils empruntèrent divers corridors, qu'ils espéraient, menaient à la sortie. Leurs assaillants se multipliaient, gagnant du terrain à chaque minute. Les agents crachaient dans leurs talkie-walkie, juraient contre les fuyards et couvraient le plus rapidement possible le périmètre. En réalité, cet endroit faisait office de prison pour les occupants. Ils ne pouvaient pas laisser s'échapper les deux individus, sans quoi, les conséquences sur le monde extérieur ... ils n'osaient l'imaginer. Personne ne savait ce que cette gigantesque firme renfermait. Par ailleurs, il arrivait malheur aux quelques marginaux qui avaient tenté de percer le mystère.
_____Se retenant au mur pour ne pas s'écrouler sur le sol, 52-375 était hors d'haleine. Son compagnon n'en menait pas large non plus. Les kilomètres de galeries souterraines les épuisaient, sans qu'ils n'en trouvent la sortie. Malgré leurs respirations sifflantes et saccadées, ils reprirent leur course une poignée de seconde plus tard. Des pas s'étaient approchés. Curieusement, l'individu qui les poursuivait était seul, contrairement aux autres gardes qui tentaient de les retrouver. 73-896 stoppa sa partenaire d'un geste de la main. Ils étaient à un embranchement. Le même qu'ils avaient emprunté plutôt, ou bien celui-là y ressemblait étrangement. Se plaçant à chaque coin de l'embranchement, ils ralentirent leurs respirations pour atténuer le sifflement qui s'en échappait. L'individu se rapprocha tout en ralentissant à son tour sa course. Lorsqu'il arriva à hauteur de 52-375 et 73-896, il n'eut le temps de prévoir ce qui se produisit. Il fut assailli par les deux jeunes gens qui le plaquèrent au sol, mettant délibérément une main sur sa bouche pour l'empêcher de donner l'alerte.
_____Etrangement, il se laissa faire, ne poussant ni cris, n'esquissant aucun geste pour se dérober à l'étreinte de fer. Fronçant les sourcils, 73-896 entrouvrit la main qu'il plaçait sur la bouche de l'intrus.


___Homme : " Je ne vous veux aucun mal ", chuchota-t-il.
___73-896 : " Permettez-moi d'en douter ", rétorqua-t-il narquoisement.
___Homme : " Je suis là pour vous aider, repris l'homme. Ce qui se déroule ici n'a ni queue, ni
___Homme :tête. Il était temps que l'un d'entre vous entame une fugue. Je redoutais d'ailleurs
___Homme :que cela ne se passe jamais. "

___52-375 : " Mais de quoi parlez-vous donc ? ", questionna-t-elle. " Vous n'êtes pas là pour nous
___52-375 :ramener là-bas ? "

___Homme : " Non, je suis ici pour vous faire quitter cet endroit. "


_____Une bouffée d'espoir emplit les c½urs des fuyards. Ainsi, ils avaient au moins une personne de leurs côtés, et cet homme en question paraissait particulièrement bien connaître les lieux qui leurs étaient étrangers. 73-896 lui tendit une main qu'il saisit avidement avant de se remettre sur pied. Il ne fallait pas perdre une seconde de plus. Se mettant à courir à nouveau, il ne vérifia pas que le couple le suivait, le bruit de leurs pas sur le bitume lui parvenait aux oreilles. Empruntant des couloirs variés, ils débouchèrent sur un long corridor. C'est alors que la situation se corsa grandement. Une équipe de gardes les avaient repérés et crachaient des instructions dans leurs talkie-walkie, tout en se dirigeants vers les fuyards.


___Homme : " Courez ! ", hurla-t-il.


_____Ils avaient beau accélérer le mouvement, les forces les quittaient petit à petit, dû à cette course qui durait depuis bien trop longtemps. Pourtant, l'énergie du désespoir leur permit de courir plus vite, encore et encore, si bien qu'ils distançaient leurs poursuivants. Leurs ennemis s'en apercevaient également, et pestaient du fait qu'ils n'avaient pas la permission de faire feu sur les personnages.


___Homme : " Nous ne nous en sortirons pas vivants ! Ils sont bien trop nombreux, l'alerte a été
___Homme :donnée. Nous n'avons d'autres choix que de nous séparer. "

___52-375 : " Non ! ", contra la jeune femme. " Si nous nous séparons, nous ne passerons pas à
___52-375 :travers les mailles du filet. "

___73-896 : " Nous n'avons plus le choix ", renchérit-il. " Je vais avec vous ", fit-il à l'homme. "
___73-896 :Indiquez-lui le chemin de sortie. "

___Homme : " Je suis désolé ", s'excusa-t-il avant d'indiquer à 52-375 comment gagner la sortie. "
___Homme :Prenez ça "
, ajouta-t-il en lui tendant une carte. " C'est une carte de crédit. J'ai des
___Homme :économies. Vous pourrez vous en servir pour trouver refuge une fois à l'extérieur. "

___73-896 : " Bonne chance ", déclara 73-896 en serrant fortement la main de la jeune femme dans la
___73-896 :sienne
. " Tu vas t'en sortir. "
___52-375 : " Et toi ? ", demanda-t-elle, déchirée.
___73-896 : " Nous verrons bien ", répondit-il avec un clin d'½il avant d'être entraîné par l'homme
___73-896 :dans une direction divergente
.


_____Suivant scrupuleusement les indications de leur sauveur, 52-375 ne tarda pas à trouver la porte si bénie. C'était sans compter sur le fait que trois gardes campaient devant ! Ralentissant subitement, puis se stoppant totalement, elle jeta un coup d'½il circulaire. Un renfoncement était visible, et elle s'y cacha quelques minutes le temps de reprendre son souffle. Alors que les battements de son c½ur qui avaient atteint leur apogée se calmaient peu à peu, elle échafauda plusieurs plans qui arrivaient tous à la même issue ; sa capture. Elle commençait à perdre confiance lorsque le talkie-walkie d'un des gardes grésilla affreusement.


___Garde : " A toutes les unités, nous avons attrapés les fuyards. Nous sommes dans l'aile ouest.
___Garde :Venez nous rejoindre. Terminé. "



_____Le c½ur de la jeune femme fit une embardée. Ils avaient été capturés. Non ! Ils s'étaient sacrifiés pour qu'elle puisse connaître le bonheur de l'extérieur. Elle n'était pas sans imaginer quelles tortures ils feraient subir aux deux hommes. Elle en frissonna. Maintenant que les gardes avaient dégagé le passage, plus question de retourner en arrière. Utilisant les dernières forces qu'il lui restait, elle fonça vers la porte de sortie. Posant sa main délicate sur la poignée, elle franchit le seuil du bâtiment pour plonger dans l'inconnu qu'était le monde extérieur ...

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# Posted on Thursday, 05 March 2009 at 1:38 PM

Edited on Thursday, 05 March 2009 at 1:51 PM